Auteur : Valérie Borde

Résistance du virus à la chaleur

18 mars 2020

Q : Est-ce vrai que le virus ne survit pas à des températures de 26-27 degrés?  Est-il vrai que de boire des boissons chaudes peut détruire le virus?

Une nouvelle abondamment partagée prétend que le virus ne survit pas au delà de 26 degrés et qu’il suffit de boire des boissons chaudes pour l’éliminer, mais c’est faux!

Pour l’instant les scientifiques ne savent pas précisément à quelles températures résistera ce nouveau virus. Les autres coronavirus avaient une résistance à la chaleur bien plus élevée que 26-27 degrés. Le SRAS était tout autant infectieux après 2 heures à 37 degrés selon cette étude (voir étude), qui fait référence à ce propos, et le MERS s’est répandu en Arabie saoudite au mois d’août, où il fait bien plus que 26 degrés.
L’idée qu’on puisse se protéger en buvant des boissons chaudes est aussi sans fondement.

Nous vous conseillons cet article de Radio-Canada pour plus de détails : Non, aucune boisson ne guérit le coronavirus

Pour tout ce que l’on peut faire, ou pas, pour se protéger, les informations fournies par les autorités de santé publique sont de loin les plus fiables car elles sont mises à jour régulièrement en tenant compte des avancées scientifiques. La maladie à coronavirus (COVID-19) au Québec (Gouvernement du Québec)

Bon courage en ces temps troubles et au plaisir de vous croiser à une de nos futures conférences!
Valérie Borde

Hygiène à la maison

17 mars 2020

Quelques questions concernant l’hygiène dans la maison :

-Les affichettes de lavage de mains conçues pour milieu hospitalier recommandent de fermer le robinet avec le coude ou une serviette en papier. Chez moi je désinfecte les poignées de toutes régulièrement (1-2 fois par jour… on est en santé actuellement). Mais je ne le fais pas après chaque lavage de mains!!! Donc des fois, je me savonne les mains et après je prends la mousse pour savonner les poignées de mon robinet. Je rince mes mains et fais couler de l’eau sur les poignées. Est-ce débile? Est-ce utile? (Je me dis que si le savon à vaisselle suffit pour débarrasser la vaisselle du virus, du savon à main doit aider pour les objets, non?)

-Les serviettes à main en coton, on change ça à quelle fréquence en temps d’épidémie? (On tient pour acquis que nos mains sont propres quand on les utilise…)

-Je mets de la crème pour sauver ma peau. Si j’ai à me relaver les mains rapidement après, le savon mousse moins à cause de la présence de la graisse contenue dans la crème. Dois-je insister et faire mousser ou bien ça fonctionne quand même?

R : Voici une réponse globale. Si je regarde la liste de vos suggestions pour diminuer le risque (multiplier les lavages, frotter plus, faire mousser absolument…), c’est certain qu’elles ont toutes un effet sur la probabilité d’attraper ou de transmettre le virus. De combien exactement? Bien difficile à dire, surtout qu’on ne connait pas encore très bien les conditions dans lesquelles le virus peut survivre. Plus on lave tout tout le temps, plus minces sont les risques, mais les gains peuvent devenir infimes. En règle générale, on peut toujours diminuer le risque avec des mesures de plus en plus drastiques… mais il ne sera malgré tout jamais nul! Transformer chez soi en une espèce de laboratoire de confinement de niveau 3 (ce qu’il faudrait comme installation pour manipuler de façon sécuritaire un virus comme COVID19, (voir explications sur les différents niveaux de confinement) ne me parait ni faisable, ni souhaitable : il faut faire attention à ne pas devenir fou!

La situation actuelle est extrêmement anxiogène et peut encourager des comportements compulsifs et une détresse psychologique importante qui peuvent être plus dommageables que le virus lui-même en terme d’impact sur la santé de la population (Document du gouvernement du Québec sur le stress, l’anxiété et la déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19).
L’important aujourd’hui, c’est de respecter les consignes des autorités de santé publique, ni plus ni moins. Elles font preuve de prudence et ajustent les mesures en fonction du risque qu’elle perçoivent, basé sur les comportements observés, les avancées de la recherche et leurs analyses de la littérature scientifique. Elles sont bien renseignées. Le lavage des mains et la distanciation sociale sont les priorités des priorités, après, tout dépend de votre situation personnelle.
Vous avez peur que ce ne soit pas suffisant? Je dirais que chacun doit s’ajuster en fonction de son propre seuil de tolérance au risque et de ses propres contraintes, tout en étant conscient que toutes ces mesures ont un poids psychologique qu’il ne faut pas négliger, surtout pour les gens aux prises avec un trouble anxieux (10 % de la population). Si l’eczéma vous fait terriblement souffrir parce que vous vous lavez les mains sans arrêt, lavez-les un peu moins (mais lavez-les quand même!). Si nettoyer vous rassure, faites-le, mais gardez aussi le temps pour relaxer, vous écraser devant la télé, lire ou cuisiner votre dessert préféré, ce sera certainement meilleur pour votre santé qu’un énième lavage de serviettes ou de robinets. Si l’atmosphère familiale devient toxique, n’hésitez surtout pas à chercher de l’aide.
Je me doute que ma réponse est frustrante, car nous voudrions tous des certitudes et des instructions extrêmement précises sur ce qu’on doit faire ou pas. Mais c’est  impossible! En espérant avoir réussi à vous fournir des éléments de réponses utiles malgré tout, et au plaisir de vous serrer la main ou de vous croiser dans l’une de nos futures conférences 😉
Bon courage!
Valérie Borde

Système immunitaire

17 mars 2020

Q: J’apprécierais avoir quelques suggestions pour augmenter l’efficacité de mon système immunitaire. Que puis-je faire?

R: Malheureusement, le système immunitaire n’est pas comme un muscle qu’on peut entraîner. Il n’existe actuellement aucun médicament capable de renforcer la réponse immunitaire pour nous aider, par exemple, à mieux lutter contre des virus comme COVID-19.  Du côté des produits naturels, il y a beaucoup de prétentions des fabricants, car l’idée est très populaire, mais très peu d’études probantes, menées à large échelle et avec des groupes témoins, les seules qui pourraient fournir des réponses fiables. Quand certaines personnes disent que tel ou tel produit naturel les a aidées, c’est très possible, mais on n’a pas assez d’études à grande échelle qui prouveraient que l’amélioration de leur état de santé était réelle et qu’elle était vraiment due au produit consommé. Il y a beaucoup de gens qui prennent ces produits et ne rapportent aucun effet, et on sait que ces personnes se manifestent moins dans la sphère publique que celles qui ont vu une amélioration. Il y a aussi l’effet placebo qui peut expliquer l’amélioration de l’état de santé.

Au fil des ans, il y a eu par exemple beaucoup d’études sur la vitamine C contre le rhume, et les conclusions sont claires : elle n’a aucun impact sur le risque de contracter le rhume, ni sur la durée ou l’intensité des symptômes, et on n’a aucune preuve qu’elle prévient la COVID-19. Pas plus que l’échinacée ou l’ail…

Je vous conseille aussi ce texte sur l’impact de la vitamine C sur le coronavirus : Coronavirus : La vitamine C guérit ou prévient cette maladie ? Attention à cette affirmation

Si vous lisez l’anglais, celui-ci : Coronavirus: it’s time to debunk claims that vitamin C could cure it

En français, cette page de l’Organisation mondiale de la santé : Nouveau coronavirus (2019-nCoV) : conseils au grand public – En finir avec les idées reçues

La seule chose qui fait certainement une vraie différence pour votre système immunitaire, selon les scientifiques, c’est votre état de santé global. Si vous mangez sainement, que vous faites assez d’activité physique, dormez assez pour ne pas vous sentir fatigué et que vous ne fumez pas, vous mettez toutes les chances de votre côté.

Merci de prendre note que notre avis ne remplace pas celui d’un professionnel de la santé qui pourra vous offrir des conseils adaptés à votre situation particulière.

En vous souhaitant beaucoup de courage pour affronter ces temps troubles et au plaisir de vous rencontrer lors de nos futures conférences,

Valérie Borde

Un été chaud !

4 septembre 2019 – Alors que la planète fracasse des records de chaleur, le Centre Déclic a travaillé fort cet été pour partager le travail des chercheurs avec la population. Nous avons d’ailleurs abordé la question des changements climatiques dans les cinq conférences que nous avons données cet été, de leur impact sur les forêts, la biodiversité, l’océan Arctique et, même si on l’oublie souvent, sur le risque accru de fraudes alimentaires qu’ils entrainent.

La chercheure de l’Université Laval Virginie Barrère, avide de partager ses connaissances, a donné trois fois sa conférence Déclic sur la fraude alimentaire, à l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe, au Festival du Bleuet de Dolbeau-Mistassini et au festival Rythmes et Papilles de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Christian Messier, professeur à l’UQO/UQAM et directeur de l’Institut des sciences de la forêt tempérée, est venu échanger avec la foule du Festival du Bûcheux de Saint-Pamphile alors que la doctorante en océanographie de l’Université Laval Marie Pierrejean, affiliée à l’Institut nordique du Québec, a fait salle comble au Festival marin des Escoumins.

Principale leçon de ce premier été sur le terrain pour le festival Déclic? Read more

Le Centre Déclic fier partenaire du Palais des congrès de Montréal!

Tête-à-tête avec la science : le Palais des congrès de Montréal dévoile ses conférences destinées au grand public

Communiqué de presse | 28/08/2019

Le Palais des congrès de Montréal, en partenariat avec le Centre Déclic, a mis sur pied les Tête-à-tête avec la science, une série de conférences publiques au contenu scientifique vulgarisé lors desquelles les participants auront un accès privilégié à un scientifique offrant de l’information simplifiée, sans jargon ni calculs savants. En tenant ces événements, le Palais souhaite devenir une vitrine pour les scientifiques d’ici, un pilier d’importance dans sa nouvelle vision. Ces conférences gratuites permettent également aux Montréalais de redécouvrir leur centre de congrès qu’ils connaissent bien pour ses expositions, mais peu pour les congrès scientifiques qui s’y déroulent.

« Les nombreux professeurs et chercheurs de la métropole jouent un rôle capital dans le pouvoir d’attraction de Montréal auprès des organisations internationales. Les Montréalais s’intéressent à la science et nous sommes déterminés à la rendre plus accessible grâce à des conférences gratuites qui permettront de démystifier différents concepts comme le monde des abeilles ou de récentes avancées technologiques », explique Robert Mercure, président-directeur général du Palais des congrès de Montréal.

Une formule éprouvée qui mise sur les échanges

Fort de son expérience dans l’organisation de plusieurs conférences partout au Québec, le Centre Déclic a développé le contenu des premières présentations en collaboration avec des chercheurs affiliés à des congrès attendus au Palais, certains étant des sommités du Club des Ambassadeurs du Palais. Les sujets sont étroitement liés à ces événements d’envergure afin que la population puisse vivre l’engouement des congressistes venus des quatre coins du monde pour converger au Palais.

Les Tête-à-tête avec la science sont des présentations au contenu vulgarisé portant sur un sujet passionnant et offrant des réponses aux questions du public. L’objectif remplit du même coup la mission du Centre Déclic : faciliter le partage des connaissances issues de la science pour que davantage de gens puissent se les approprier et prendre des décisions plus éclairées, autant dans leur vie personnelle que pour la société dans laquelle ils vivent.

« Les conférences Déclic sont des bouées de sauvetage pour survivre au déluge d’informations qui circulent sur toutes sortes de sujets. Elles permettent d’échanger avec des experts scientifiques, avec l’aide d’un médiateur qui s’assure que tout le monde se comprend. Dans une conférence Déclic, l’on découvre toutes sortes de choses surprenantes, utiles, drôles ou révoltantes, sur des sujets qui nous concernent tous, en discutant avec de vraies personnes qui savent de quoi elles parlent et qui n’ont rien à vendre ! », explique Valérie Borde, fondatrice et directrice du Centre Déclic, un organisme à but non lucratif soutenu par les Fonds de recherche du Québec.

Voici les premiers Tête-à-tête avec la science à mettre à l’agenda :

10 SEPTEMBRE 2019 – DEMAIN, LES ABEILLES

Dans le cadre du congrès Apimondia 2019

 

Les abeilles produisent du miel et jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes sauvages et des cultures. Mais on raconte qu’elles font face à toutes sortes de problèmes ! De quoi s’agit-il exactement ? Que peut-on faire ? Levez le voile sur les secrets des abeilles en compagnie d’un chercheur spécialisé en apiculture.

  • Conférence prononcée en anglais : 17 h 30

Avec Dr Stephen F. Pernal, chercheur responsable de la Ferme expérimentale de Beaverlodge, Agr

iculture et Agroalimentaire Canada, et coordonnateur scientifique du congrès Apimondia 2019

    • Conférence prononcée en français : 19 h

Avec Dr Pierre Giovenazzo, professeur adjoint à l’Université Laval, titulaire de la Chaire de leadership en enseignement en sciences apicoles et président du congrès Apimondia 2019

 

RSVP obligatoire

30 OCTOBRE 2019 – L’INTERNET DES OBJETS, ÇA ME REGARDE !

Dans le cadre du congrès IEEE SENSORS 2019

Internet a changé nos vies et ce n’est que le commencement ! Des

avancées permettent désormais de connecter à Internet des objets de notre quotidien ou des équipements industriels pour en faire des dispositifs « intelligents ». Mais comment cela fonctionne-t-il ? Au-delà des gadgets, des solutions nouvelles pourraient transformer les soins de santé, les transports et bien d’autres aspects de nos vies. Quels sont les opportunités et les risques ? Où en sommes-nous ?

  • Conférence prononcée en français : 17 h

Avec Pr Fabrice Labeau, premier vice-principal exécutif adjoint (études et vie étudiante) de l’Université McGill et organisateur du congrès IEEE SENSORS 2019

RSVP obligatoire

 

 

 

 

Retour sur un printemps bien occupé

Comment les forêts vont-elles réagir aux changements climatiques? Pour en discuter avec le chercheur Christian Messier de l’UQO/UQAM, nous avions choisi le cadre du Parc des Montagnes Noires, à Ripon, pour cette conférence Déclic présentée dans le cadre du congrès de l’Acfas avec la collaboration de l’UQO. Sous le portrait du hockeyeur Stéphane Richer, natif de Ripon, nous avons eu droit à une belle discussion sur les stratégies à mettre en œuvre pour préserver les forêts du Québec avec l’aide des forestiers. Notre quiz a mis le public au défi de reconnaitre certains arbres qu’on voit de moins en moins!

Nous avions ensuite rendez-vous à Gatineau, toujours dans le cadre du congrès de l’Acfas, avec la chercheure Ilham Benyahia de l’UQO pour parler de la gestion des embouteillages avec les systèmes de transports intelligents. Un sujet d’actualité pour la région d’Ottawa comme pour bien d’autres, qui nous a permis de rêver d’un monde où on se transporterait de manière beaucoup plus rapide, écologique et sécuritaire…

Puis direction Québec et les chapiteaux de la Foire Écophère où nous avons parlé de l’Arctique et de biodiversité marine, et fait connaissance avec de drôles de bestioles des profondeurs,  avec Philippe Archambault chercheur affilié à l’Institut nordique du Québec, par un beau et chaud samedi après-midi.

Changement radical de météo pour la conférence du lendemain, mais la pluie battante et un petit 11 degrés n’ont pas découragé le public venu suivre les explications très instructives du chercheur Patrice Couture de l’INRS, affilié à l’Institut nordique du Québec, sur l’écotoxicologie. On a discuté glyphosate, résidus de médicaments, métaux lourds, et on comprend maintenant mieux comment on évalue ce qui est toxique ou pas pour l’environnement!

Le Festival Eurêka, la grande fête de la science sur le Vieux-Port de Montréal a ensuite accueilli la conférence du chercheur Nicolas Saunier de Polytechnique Montréal sur l’aventure des voitures intelligentes. Le jeune public était au rendez-vous! Avec en bruit de fonds les moteurs des F1 du Grand Prix, on a discuté de voitures autonomes et connectées, avec au premier rang une ribambelle de fillettes bien allumées. La techno intéresserait juste pour les gars? Oubliez ça!

Le Centre Déclic à la Foire Écosphère de Québec

Le Centre Déclic vous invite à venir rencontrer ses chercheurs invités pour échanger avec eux sur l’Arctique, la biodiversité et les changements climatiques d’une part, et sur les contaminants de l’environnement et l’écotoxicologie d’autre part, à l’occasion de deux Conférences Déclic, présentées dans le cadre de la Foire Écosphère, les 1er et 2 juin prochain, à l’Espace 400e, à Québec.

Au programme :
L’Arctique, bande- annonce du climat
Samedi 1er juin, 15h
L’Arctique subit déjà de plein fouet les conséquences des changements climatiques. La température moyenne dans le Nord du Canada a augmenté de plus de 2 degrés depuis 70 ans, soit trois fois plus que la moyenne mondiale! L’ampleur des bouleversements observés tout au Nord préfigure ce qui pourrait arriver dans les prochaines décennies sous nos latitudes. Comment change l’Arctique? Que nous annonce-t-il de ce qui s’en vient? Venez en discuter avec Philippe Archambault, professeur au Département de biologie à l’Université Laval, codirecteur scientifique de ArcticNet et spécialiste de la biodiversité marine et de l’impact des changements globaux sur les écosystèmes marins.
Durée : 25 minutes de présentation, 35 minutes d’échanges.

Écotoxique?
Dimanche 2 juin, 15h
Pesticides, métaux, plastiques, résidus de médicaments… d’innombrables produits potentiellement toxiques se retrouvent dans l’environnement. Mais comment identifier leurs impacts sur les animaux, les plantes ou les écosystèmes ? Quelles interventions sont utiles et nécessaires ? Peut-on faire des liens avec des risques pour la santé humaine? Venez en discuter avec le spécialiste en écotoxicologie Patrice Couture, professeur à l’Institut national de la recherche scientifique et directeur d’EcotoQ, le regroupement des écotoxicologues du Québec.
Durée : 25 minutes de présentation, 35 minutes d’échanges.

Ces deux conférences seront animées par la journaliste scientifique Valérie Borde.

Le Centre d’excellence Déclic sur le dialogue entre les scientifiques et le public est un organisme à but non lucratif qui crée des occasions de rencontre entre les scientifiques et la population. Il est soutenu par les Fonds de recherche du Québec.

Merci à nos partenaires pour cet événement : Fonds de recherche du Québec, INRS, Institut nordique du Québec, EcotoQ, Foire Ecosphère et L’actualité.

Publié le 28 mai 2019.

Le Centre Déclic au congrès de l’Acfas

Le Centre Déclic vous invite à venir rencontrer ses deux chercheurs invités pour échanger avec eux sur les systèmes de transport intelligents et sur l’avenir des forêts à l’heure des changements climatiques à l’occasion de deux Conférences Déclic, présentées dans le cadre du 87e Congrès de l’Acfas qui se tient cette année à l’Université du Québec en Outaouais.

Une conférence Déclic, c’est une bouée de sauvetage pour survivre au déluge d’informations contradictoires qui circulent sur toutes sortes de sujets. Un scientifique et un animateur spécialiste en vulgarisation vous racontent où en sont les connaissances, sans jargon ni calcul savant, avec des explications simples que tout le monde peut comprendre.

Nos conférences sont participatives : nous prenons vraiment le temps de vous écouter! Vous pourrez poser vos questions et donner votre avis. On peut même gagner des petits cadeaux.

Dans une conférence Déclic, vous découvrirez toutes sortes de choses surprenantes, utiles, drôles ou révoltantes, sur des sujets qui vous concernent. Vous passerez un très bon moment, dans une ambiance détendue, à échanger avec de vraies personnes qui savent de quoi elles parlent. On vous attend !

Au programme :

Réinventer la forêt

Dimanche 26 mai à 17h30 au chalet du Parc des Montagnes noires, Ripon (Outaouais)

Que vont devenir les forêts avec les changements climatiques? Ces écosystèmes vitaux pour l’humanité vont-ils résister aux espèces envahissantes, aux canicules et autres menaces qui planent sur leur avenir? Peut-on minimiser les risques en repensant dès aujourd’hui l’aménagement et l’exploitation des forêts du Québec ?  Venez en discuter avec Christian Messier, professeur à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la résilience des forêts face aux changements globaux.

 

 

La fin des embouteillages ?

Jeudi 30 mai, de 19h30 à 21h00, au bar Le Tonik, à Gatineau

Stress, pollution, pertes de temps et d’argent: les embouteillages sont une véritable plaie! Mais peut-on ruser pour les éviter, sans nécessairement devoir renoncer aux voitures ou construire de nouvelles routes? Dans cette conférence participative, embarquez avec Ilham Benyahia, professeure au Département d’informatique et d’ingénierie de l’Université du Québec en Outaouais pour une visite guidée des derniers développements en matière de systèmes de transport intelligents.

 

 

Ces deux conférences seront animées par la journaliste scientifique Valérie Borde.

Le Centre d’excellence Déclic sur le dialogue entre les scientifiques et le public est un organisme à but non lucratif qui crée des occasions de rencontre entre les scientifiques et la population. Il est soutenu par les Fonds de recherche du Québec.

 

Le Centre Déclic et des médecins débarquent dans les bibliothèques!

Grosse activité en vue au Centre Déclic!

Durant les mois d’avril et mai 2019, nos communicateurs scientifiques accompagneront des médecins de famille pour donner, à 27 reprises, une conférence participative et gratuite dans des bibliothèques publiques de Québec, Montréal et Westmount. Oui oui, vous avez bien lu, on va donner 27 conférences en moins de deux mois!

On va parler des médicaments potentiellement dangereux que prennent les personnes âgées. C’est un grave problème. Passé l’âge de 65 ans, plus d’une personne sur quatre prend au moins un médicament qui risque de lui nuire plutôt que de la soulager! Ces médicaments ont par exemple été prescrits pour traiter troubles de l’humeur, insomnie, cholestérol ou diabète. Mais au final, ils augmentent le risque de chute, d’hospitalisation et même de mortalité.

« Ces conférences visent à disséminer au grand public des connaissances issues de la recherche scientifique sur les soins de santé, par la voix de médecins de famille qui ont accepté de s’en faire les porte-paroles » , explique la Dre France Légaré, médecin de famille, professeure titulaire au Département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la prise de décision partagée et l’application des connaissances. La Dre Légaré est également co-directrice scientifique de la Collaboration Cochrane Canada, et directrice de la composante Application des connaissances de l’Unité soutien de la Stratégie de recherche axée sur le patient du Québec, qui a piloté ce projet de conférences.

Plusieurs partenaires se sont impliqués pour faire naitre ce projet unique qui réaffirme le rôle fondamental que peuvent jouer les bibliothèques publiques et le milieu médical pour mieux informer la population : le Centre Déclic, la Chaire de recherche en décision partagée et application des connaissances, le Laboratoire Arimed, le Centre d’excellence sur le partenariat avec les patients et le public, le Réseau-1 Québec, les Bibliothèques de Montréal et la Bibliothèque de Québec ont copiloté le projet, financé principalement par l’Unité soutien de la Stratégie de recherche axée sur le patient du Québec.

« Les communicateurs scientifiques qui animent ces conférences font l’interface entre les médecins et le public. Ils aident à faire comprendre des notions complexes tout en s’assurant que les discussions sont aussi enrichissantes qu’agréables pour tous », explique Valérie Borde, journaliste scientifique et fondatrice du Centre d’excellence Déclic sur le dialogue entre les scientifiques et le public. Valérie Borde a préparé le contenu de la conférence, avec les partenaires du projet, de manière à ce qu’il soit à la fois rigoureux sur le plan scientifique et facile à comprendre. Le contenu a aussi été validé auprès de patients partenaires pour s’assurer qu’il réponde à leurs attentes.

Quatre communicateurs scientifiques se relayeront pour animer les conférences aux côtés d’une quinzaine de médecins de famille.

Les conférences sont gratuites avec réservation. Pour savoir où et quand elles se tiendront, rendez-vous ici ou voyez nos événements sur Facebook.

Publié le 6 mars 2019.