Un été chaud !

Alors que la planète fracasse des records de chaleur, le Centre Déclic a travaillé fort cet été pour partager le travail des chercheurs avec la population. Nous avons d’ailleurs abordé la question des changements climatiques dans les cinq conférences que nous avons données cet été, de leur impact sur les forêts, la biodiversité, l’océan Arctique et, même si on l’oublie souvent, sur le risque accru de fraudes alimentaires qu’ils entrainent.

La chercheure de l’Université Laval Virginie Barrère, avide de partager ses connaissances, a donné trois fois sa conférence Déclic sur la fraude alimentaire, à l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe, au Festival du Bleuet de Dolbeau-Mistassini et au festival Rythmes et Papilles de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Christian Messier, professeur à l’UQO/UQAM et directeur de l’Institut des sciences de la forêt tempérée, est venu échanger avec la foule du Festival du Bûcheux de Saint-Pamphile alors que la doctorante en océanographie de l’Université Laval Marie Pierrejean, affiliée à l’Institut nordique du Québec, a fait salle comble au Festival marin des Escoumins.

Principale leçon de ce premier été sur le terrain pour le festival Déclic? Cela vaut vraiment la peine d’aller à la rencontre de la population des régions, où nous avons trouvé un public extrêmement attentif et curieux, qui a rarement l’occasion de discuter en personne avec des scientifiques et a beaucoup de questions ! À Saint-Pamphile, qui compte moins de 3000 habitants, 70 personnes ont suivi la conférence de Christian Messier, dont plusieurs propriétaires de forêts et travailleurs de l’industrie forestière soucieux de leur avenir. Les échanges furent fructueux! Pour le chercheur comme pour nous, ce fut aussi l’occasion de découvrir ce festival très couru du monde forestier, et les prouesses impressionnantes des participants aux concours forestiers comme l’abattage de précision : c’est fou ce qu’ils arrivent à faire avec une tronçonneuse!

La science n’est pas encore le clou du spectacle dans ce type de festivals, où elle entre en compétition avec d’autres activités, démonstrations culinaires, show de motocross, concerts, jeux et vendeurs en tout genre, mais elle a assurément une place à se tailler.

Au Festival marin des Escoumins, la doctorante Marie Pierrejean a fait salle comble! Quelle belle occasion pour une jeune chercheure de se familiariser à la communication scientifique au grand public. Marie a d’ailleurs très bien sû répondre à une question hyperpointue d’une jeune ado sur l’impact de la biodiversité sur l’eutrophisation (oui, ça se peut!) et son enthouiasme communicatif a certainement contribué à sensibiliser le public aux enjeux du Nord et de la biodiversité. Bravo!

À chaque conférence, les questionnaires que nous faisons systématiquement remplir au public, les échanges que nous avons avec les organisateurs et les chercheurs, et nos observations sur place comntinuent de nous aider à repérer les opportunités et pistes d’amélioration. Le travail ne fait que commencer!

Un très gros merci aux chercheurs et à tous les organismes qui nous ont aidés à passer un si bel été ! Fonds de recherche du QuébecRéseau de l’Université du QuébecInstitut nordique du QuébecInstitut de la nutrition et des aliments fonctionnels (Université Laval) – Institut des sciences de la forêt tempérée (Université du Québec en Outaouais) – Expo-Agricole de Saint-HyacintheFestival du Bleuet de Dolbeau-MistassiniFestival Rythmes et papillesFestival du Bûcheux de Saint-PamphileFestival marin des Escoumins – magazine L’actualité. Merci aussi au photographe Louis-Pascal Rousseau!